LA MARGE DES JOURS

 

 

 

 

Elle a levé toutes les lignes

Et remonté tous les casiers.

Ses pêches sont apprivoisées,

Elle se fait connaître d'un signe.

Elle a levé toutes les lignes.

 

Elle a des tempêtes fragiles

Comme le cri de la criée,

La mouette du chalutier

Qu'elle me plonge dans la poitrine.

Elle a des tempêtes fragiles.

 

Elle sait les courses au bout de l’océan,

Les tambours que personne n’entend,

Les chevaux qui s'envolent sans retour...

Elle est la marge des jours.

 

Elle a de longs yeux verts marine

Et, quand s'embrase la jetée,

C'est elle qui règle la marée

Au rythme couchant de ses cils.

Elle a de longs yeux verts marine,

 

Des valses, des berceaux blancs, des  îles,

Des balises d’éternité,

Des passes à perdre les voiliers

Et de grands meurtres immobiles..

Des valses, des berceaux blancs, des îles..

 

Elle sait les sources où s'inverse le temps,

Les secours à nos chagrins d'enfant,

Les chevaux qui s'envolent sans retour...

Elle est la marge des jours.

 

 

 

 

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus